Cette section nous permet de parler du yoga en touchant la pratique d’un instrument de musique. Étant un point de vue philosophique et une façonde vivre, le yoga peut se vivre à travers n’importe quelle activité de la vie. À cause du temps qu’un y consacre et de la dicipline qu’on y met, la pratique d’un instrument de musique, dans le cas présent, le piano, peut être envisagée comme une forme de yoga. Voici ici un témoignage très personnel, qui me permet d’illustrer en quoi la pratique du yoga et celle du piano ont des sources communes. Bien entendu, on pourrait publier des centaines de pages à ce sujet mais ici j’aimerais être brève et laisser les lecteurs réfléchir par eux-même à ce qu’ils font dans leur vie, qui pourrait s’apeller du yoga.
J’étais un bébé musicien. Je tiens cette facilité à comprendre la musique des familles de mes parents, qui sont musiciennes soit par formation, soit par intuition. Autant que je me souvienne, du côté de mes grands parents maternels, chaque personne a un don pour la musique, sans jamais l’avoir étudiée. Ils ont l’oreille juste et le rythme dans la peau. Ce sont ces oncles et ces tantes, ces aînés aussi et mes cousins, qui m’éblouissent par leur talent. Il faut croire que quelque part, la musique, on la possède déjà à la naissance pour certains, pour d’autres, il faut l’apprendre. Et comme pour le yoga, ceux qui y croient vraiment beaucoup, même s’ils n’ont pas ça dans le sang, finiront par devenir très talentueux. Pour ma part, j’ai toujours aimé la musique, d’un amour profond. Si il y a une chose au monde que je connais vraiment depuis au moins 40 ans, c’est cet amour pour la musique, et la musique elle-même.
C’est à force d’intérêt et de pratique qu’on arrive à ce quelque chose qui autrement, dans d’autres circonstance, ne serait pas réalisable. Ainsi, j’ai commencé jeune à faire de la musique, à la comprendre et à la lire, grâce à l’enseignement de mon père et au modèles de mes grands-parents chanteurs et siffleurs. Mais d’où je viens il n y a pas vraiment de bon instructeurs j ai appris très facilement le piano mais j ai fini par plafonner, comme les autres enfants à cause de problèmes techniques. J’ai continué à jouer pour mon plaisir, des années durant, pendant mes études en biologie.
Il y avait toutefois un problème. Jouer du piano me faisait mal au dos. Quel malheur ! Je ne pratiquais presque plus et puis un jour, bien après avoir quitté la maison familiale je me suis remise au piano, guidée par un jeune de mon âge. Qui eut cru que je trouverais meilleur guide en un petit prof qu’en un autre adulte plus vieux. Parfois il ne faut pas se laisser impressionner par la grandeur et l’âge des gens. Les gens ne sont pas ce qu’ils font.
Je me suis sérieusement remise au piano et j’ai réappris avec une autre technique la technique Taubman, supposée soulager mon mal et faire sauter les plafonds. Ça a marché. J’ai changé plusieurs fois de professeur je ne sais pas tout à fait si la technique Taubman elle-même y est pour quelque chose, mais la qualité de l’enseignement reçu joue beaucoup dans la façon d apprendre et de progresser. C’est ma rencontre avec un enseignant spécial qui m’a ouverte sur d’autres voies, parallèles à la technique. À travers la technique Taubman et l’expérience imaginative de cette personne, j’ai appris comment la pratique du piano est proche de celle du yoga, lorsqu’on la fait consciemment.
On se fait dire beaucoup de choses par son instructeur, et il y a toute sorte d’instructeurs. Celui-là, la première heure de cours me disait, si tu es un con dans la vie tu joues comme un con. Ça ressemble beaucoup au yoga, mais dit autrement, disons… Parce que la vie, on la joue à chaque moment. C’est comme une pièce que l’on peut réussir ou rater, ou que l’on peut améliorer, reprendre, pratiquer… Tout ça est en construction. Ce premier commentaire de mon prof de piano vaut en effet pour chaque personne, puisqu’on ne peut pas réussir quelque chose quand on n’est pas conscient de ce que l’on est. Chaque moment de ma vie me sert à apprendre les principes qui sous-tendent cette unique remarque que l’on m’a faîte un jour. J’apprends durant de longs moments, ma relation au piano. Ce que j’ai retenu d’essentiel dans cet apprentissage du piano, je suis en train de l’étudier maintenant en yoga, dans les livre de Patanjali. Maintenant, pour comprendre tout ça, il faudrait peut-être s’intéresser au yoga pour de vrai et étudier ses fondements. Comment trouver en la musique une forme de yoga si on ne connaît pas le yoga ?

Et c’est parti. Le piano, comme le yoga, c’est bien plus que des exercices physiques ou psychiques, c’est une autre façon d’envisager la vie, et chaque petit geste que l’on entreprend quand on le pratique correctement. C’est aussi le yoga. On ne peut pas me faire croire qu’il existe toutes sortes de yogas. Fondamentalement, c’est toujours la même chose. Comme la source est un homme violet avec huit bras ou un barbu qui s’appelle Dieu, c’est toujours la même chose. Et c’est ça qui est fantastique et si simple quand on essai. Le yoga, ce n’est pas une activité à part. Je crois que le piano, les mathématique, l’évolution, la grammaire, l’amour, l’intelligence universelle et le yoga, font parti d’un tout.
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1 eesti31 // avr 27, 2010 at 8:35
Je pratique le piano depuis l’age de 10 ans. J’en ai aujourd’hui 34. Jusqu’à l’age de 18 ans, j’ai pratiqué avec des professeurs qui me laissaient le champ libre pour la technique. Celle-ci s’est développé bon gré mal gré. Et les mauvaises habitudes, comme les mauvaises herbes, ont poussé… Si bien qu’à 20 ans, j’ai bien pensé qu’il y avait un problème : jouer m’épuisait, me causait des douleurs aux poignets etc. En outre, je n’étais pas satisfait du son dur que j’obtenais malgré les longues heures de travail.
C’est en lisant des méthodes sur la technique du piano et en suivant un stage que j’ai commencé à m’intéresser à la réelle technique du piano, celle proche de la méthode Taubman dont vous parlez. Là, le doigt n’est plus un marteau.
Je pratique le yoga tous les matins car je suis quelqu’un de plutôt anxieux et dont la respiration ne coule pas au quotidien. Depuis plusieurs mois, je tente d’appliquer au piano les comportements à prendre dans les différentes postures de yoga. En effet, il m’arrive de jouer en apnée et par suite de provoquer des tensions néfastes à une bonne interprétation.
Je suis convaincu que l’étude de l’application du Yoga au piano peut être extrêmement bénéfique, tant sur le plan de l’interprétation et donc du rendu sonore mais aussi au niveau de la relation homme-piano. Ce dernier pouvant être un support à la méditation, à l’expression, à la recherche d’une paix intérieure.
Je vous recommande la lecture de la méthode de Seymour Fink ainsi que celle intitulée « Le moi intime du Piano » de Pierre Tran.
Je suis intéressé par toute référence dans ce domaine.
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